Guide shopping

Guide Jouets 2012: comment les jouets sont-ils choisis et pourquoi le sont-ils?

Qui ne connaît pas le fameux Guide Jouets (publié par Protégez-Vous) qui parait tous les ans, un peu avant Noël, et dont les parents se servent pour réussir leurs achats des Fêtes? Cette année, Mères et Cie a rencontré Madame Danielle Charbonneau d’Option consommateurs, une des personnes responsables de ce guide, afin de mieux comprendre comment les jouets sont choisis et notés pour nous faciliter la vie.

 

M&C: Mme Charbonneau, pouvez-vous nous expliquer de quelle façon le Guide Jouets est développé tous les ans?

DC : Tout d’abord, nous choisissons les produits et nous les commandons auprès de leurs fabricants, distributeurs ou représentants. Ici, chez Option consommateurs, nous réalisons le Guide Jouets et Protégez-Vous le publie. Le mot clé pour nous est la variété! Nos activités débutent à la mi-mars avec la Foire du jouet de Drummondville. Et plus il fait beau, plus on travaille, car les produits que nous avons choisis et payés arrivent à la mi-juin. Par la suite, 110 familles et 230 enfants essaient les jouets bénévolement. Ils viennent les chercher à nos bureaux selon leur âge, goûts et intérêts. Chaque enfant a ensuite 2 semaines pour jouer avec 1 ou 2 jouets et remplir la grille d’évaluation que nous leur remettons. Les tests durent 3 mois pendant lesquels plusieurs enfants essaient les jouets. Les parents nous remettent les commentaires de leurs enfants par écrit.

M&C: Quels sont vos critères d’évaluation?

DC : Nous avons 13 critères d’évaluation dont l’intérêt du jeu, la sécurité du jeu (très important pour les plus petits), la clarté de son mode d’emploi, sa durabilité, sa solidité et l’intensité du bruit qu’il produit. Un critère de sélection des jouets testés est qu’il faut que le produit soit disponible sur le territoire québécois. Nous essayons d’avoir un ratio de 50:50 pour les jouets provenant de boutiques spécialisées et de commerces de masse. La date de réception finale des jouets est le 1er juillet de l’année donc, parfois, nous n’avons pas testé certains jeux qui sortent à la fin de l’année. Nous les testerons l’année d’après, tout simplement.

M&C: Comment le Guide Jouets a-t-il vu le jour?

DC : Au départ, c’était l’idée d’un groupe de mamans qui trouvaient que les publicités pour enfants étaient trompeuses. C’était en 1978 et ce groupe s’appelait l’Association des consommateurs du Québec. En 1984, cette association (devenue Option consommateurs) s’est liée à Protégez-Vous et le Guide Jouets a vraiment pris son envol. C’est à ce moment qu’il a commencé à ressembler à un vrai magazine avec des photos en couleurs.

M&C: Quels jouets recommandez-vous cette année?

DC : Cette année en est une bonne! Sur 300 jouets, nous en avons 116 qui ont reçu la note 6 (recommandé). Cela veut dire qu’ils respectent ce pour quoi ils ont été conçus. Cela signifie aussi que les parents et les enfants les ont aimés et que leur prix est acceptable par rapport à leur qualité. Cette année, 4 jeux ont reçu le sceau d’excellence : Trottino mon zèbre rigolo de Vtech (50 $) est un véhicule avec 3 fonctions évolutives. D’abord un trotteur (pour enfant de 12 mois et plus), il peut se transformer en porteur (pour 18 mois et plus) et après en trottinette quand l’enfant est plus vieux (24 mois et plus). Le deuxième prix a été remis à la Chasse aux pirates, de Ludik Québec, pour enfants de 4 à 8 ans, au coût de 25 $. C’est un jeu de mémoire avec de jolies cartes dont le but est de capturer les pirates. Créé avec du matériel de qualité, on peut jouer à ce jeu longtemps et souvent. Le troisième prix revient au jeu Fresco de Queen Games (58 $), un jeu de stratégie sur le thème de l’art, ce qui est très rare. Chaque joueur incarne un peintre qui a pour mission de créer une fresque. Enfin, le jeu Timeline  aux Editions Hazgaard (pour les 12 ans et plus) au coût de 20 $ se mérite aussi un sceau d’excellence. C’est un jeu de connaissances générales dont le but est de trouver la date de création de certaines inventions.

M&C: Existe-t-il l’opposé des prix d’excellence, c’est-à-dire des jouets qui se démarquent par leurs faiblesses?

MC : Oui, on donne aussi des « prix poubelle », selon les mêmes critères de sélection. Cependant, comme on ne travaille pas pour Santé Canada, lorsqu’un jouet apparait comme dangereux, on leur en fait part, mais ce n’est pas notre domaine. On ne donne pas non plus des « prix poubelle » seulement si le jeu n’est pas vraiment éducatif. Un exemple : le jouet Au pied Médor de Yaki (18 mois à 3 ans) au coût de 40 $ se mérite un « prix poubelle » cette année, car il est difficile à actionner et possède un mécanisme bruyant. De plus, il ne répond pas aux commandes et les enfants finissent par jouer avec comme s’il était un toutou alors qu’il est excessivement rigide puisqu’il est en plastique et recouvert de tissu.

M&C: Que faire quand l’enfant ne démontre pas d’intérêt pour le jouet offert? Est-ce parce que le jouet n’est pas intéressant?

MC : Parfois, c’est simplement une question d’âge. On voit souvent (c’est le cas avec plusieurs jouets de Fisher Price) que les jouets sont pour des enfants de 0 à 36 mois, alors qu’un enfant ne jouera jamais avec les mêmes jeux entre sa naissance et l’âge de 3 ans! Quand un jouet semble ne pas plaire à un enfant, pensez à le ranger et à le ressortir plus tard.

M&C: Avez-vous des jouets écolos à nous recommander?

MC : Non, car à l’heure actuelle il n’existe pas de certification pour ça.  Il faut aussi faire attention à cette mode concernant les jouets « verts ». De toute façon, la quasi-majorité des jouets ne sont pas conçus ici, ils sont fabriqués ailleurs, comme en Chine, et nous n’avons pas de contrôle sur les techniques de fabrication.

Site de référence : www.protegez-vous.ca/loisirs-et-famille/guide-jouet-2012.html

 

Fruits et Passion

Programmation : Quatral Solutions         Design graphique : Point de mire