Vie de famille

Quand la cigogne est sexiste!

La question classique la plus posée aux futurs parents : « Préféreriez-vous avoir un garçon ou une fille? » La réponse fréquente est politiquement correcte et non moins classique : « Peu importe, tant que c’est un bébé en santé! » Permettez-moi d’en douter!

Le rêve du petit garçon
Mylove a toujours souhaité avoir un garçon. Dès les premiers balbutiements de notre relation, il me parlait du petit garçon qu’il aurait un jour! Et son intérêt pour des films comme John Q  et  La poursuite du bonheur  corroboraient ce désir!

Mais la cigogne nous a apporté une fille… puis deux autres! Vous le devinerez, les projets de pêche père-fils tant convoités ont été un peu ébranlés!

Si j’étais très heureuse d’avoir des filles, j’ai quand même eu un petit pincement au cœur pour Mylove, qui, bien qu’il ait exprimé beaucoup d’enthousiasme pour ses filles à naître, a bien dû soupirer intérieurement!

Aveux tabous
Les forums de maternité regorgent d’histoires de parents confessant, sur un ton empreint de culpabilité, la déception ressentie avec le diagnostic du sexe de leur bébé.

Aux recherches d’une hypothétique recette pour favoriser la création d’un enfant du sexe désiré se mêlent des aveux de prières avant l’échographie ou des sentiments de culpabilité envers le (la) conjoint(e), qui espérait l’autre sexe.

Et la pression sociale n’aide pas! Il y a toujours quelqu’un pour valoriser l’autre sexe : les filles sont pleurnichardes, les gars sont tannants… Le mythe qu’un homme viril n’engendre que des garçons perdure!

Un autre tabou est lié aux parents ayant vécu un deuil périnatal. La découverte d’un bébé du sexe féminin chez des parents ayant perdu un garçon peut donner lieu à une phase de réalisation du décès de son enfant : le parent ayant souhaité retrouver dans ce nouvel enfant celui qui a été perdu. Parfois, c’est l’inverse : le parent veut dissocier les deux expériences, d’où l’envie d’avoir un enfant du sexe opposé.

Se plaindre le ventre plein
Bien sûr, se montrer si sélectif peut sembler une offense à tous ces couples qui espèrent et qui tentent vainement d’attirer la cigogne chez eux.

Et que dire des controversés tests pour déterminer le sexe dès la sixième semaine de grossesse, qui sont commercialisés dans d’autres contrées? Si la technologie y est rendue, est-il moral de décider de poursuivre ou non une grossesse sous prétexte que l’enfant attendu n’est pas du genre espéré?

Théories
Plusieurs disent que lorsque les deux premiers enfants sont du même sexe, le troisième a de fortes probabilités (chacun y va de son chiffre) de poursuivre la série. Mythe ou réalité? D’autres disent que la probabilité d’un sexe ou d’un autre est toujours de 1 sur 2. Comme jouer à la roulette et toujours miser sur la même couleur!

Deuil
À chacun sa limite. Quel est votre nombre acceptable « d’essais » pour avoir la princesse ou le prince espéré? Parfois, au deuil de l’enfant souhaité, s’ajoute celui de ne plus en avoir. Les « si j’étais sûre d’avoir… » sont fréquents.

Heureusement, la plupart s’en remettent en réalisant tout le bonheur que leur enfant leur apporte!

Une famille pas si rose!
Nous avons bien envisagé d’essayer à nouveau, mais, puisque nos trois filles nous comblent et que les bébés arrivent parfois à coup de deux (!), nous avons plutôt décidé de mettre un terme à la croissance de notre famille, question de nous permettre de donner à nos filles toute l’attention qu’elles méritent.

Mais je peux vous assurer que le bonheur est au rendez-vous dans notre maisonnée aux 4/5 féminine… et qu’elle n’est pas uniquement peinte en rose!

Mère – en simple et en double!

 


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