En attendant bébé

Le deuil périnatal

On n’ose pas en parler, un peu par superstition.  On n’ose pas y penser par crainte que cela ne se produise. Pourtant, cela arrive parfois. Le décès du bébé avant ou pas très longtemps après la naissance. Quel drame dans la vie d’un couple, d’une famille! 

Au Québec, le taux de mortalité périnatale est de 6,3 sur 1000.
(réf. http://www.inspq.qc.ca/Santescope/element.asp?NoEle=62 ).
Selon l’organisme «Nos petits anges au paradis», 20% des grossesses ne se terminent pas comme prévu, soit 1 grossesse sur 5. Et ce, pour toutes sortes de causes médicales telles l’éclampsie, grande prématurité, hémorragie ou autres, et parfois aussi sans raisons connues.  

Pour les parents, la perte de leur bébé peut malheureusement aussi vouloir dire isolement. Il est fréquent que l’entourage ne sache pas comment réagir, quoi dire, comment supporter et accompagner cette douleur. Déjà que la mort est un sujet tabou, elle l’est encore plus quand il s’agit d’un tout petit bébé.

Heureusement, de plus en plus d’organismes s’activent à accompagner et soutenir les parents qui vivent le deuil de leur bébé. Le personnel médical peut souvent diriger ces parents vers l’un de ces organismes, que l’on retrouve un peu partout dans la province. Sur le site de «Nos petits anges aux paradis» www.nospetitsangesauparadis.com , on retrouve entre autres, les ressources disponibles par région. Bien sûr, les services offerts par ces groupes sont gratuits. En milieu hospitalier, on peut aussi souvent compter sur le personnel médical pour nous conseiller et répondre à nos questions. Les infirmières ainsi que les médecins sont de plus en plus sensibilisés aux besoins des parents endeuillés. 

Il est plus qu’important que les parents vivant un deuil aillent chercher de l’aide dans ces organismes, où ils trouveront non seulement du soutien de spécialistes qui pourront répondre à leurs questions, mais aussi d’autres parents ayant vécu une situation semblable. Pour l’entourage de ces parents, on y offre aussi des conseils sur comment aider et soutenir les parents éplorés. Souvent, l’entourage a aussi besoin d’être soutenu dans ce drame. 

Quelles sont les questions que les parents d’un bébé venant de mourir se posent? Outre la raison du décès et si quelque chose aurait pu être fait afin d’éviter ce drame, les plus importantes sont souvent celles-ci : Devrait-on voir le bébé décédé et le prendre dans nos bras? Peut-on le prendre en photo? Peut-on organiser des funérailles pour un si petit être? Oui, à toutes ces questions. Cela sera même suggéré et encouragé pour bien entamer le processus de deuil. Ce bébé, même s’il est mort avant ou peu après la naissance, a bel et bien existé, il a été aimé et désiré, il a souvent déjà un prénom… Il mérite bien qu’on marque son passage dans la vie de ses parents et de sa famille. 


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