Alors que la grande majorité des grossesses se dérouleront sans aucun problème, certaines conditions physiques mèneront les femmes qui en sont affectées au département d'obstétrique qu'on appelle «clinique GARE (Grossesse À Risque Élevé)». Parmi ces conditions, on retrouve un peu de tout, certaines sont plus ou moins graves alors que d'autres méritent d'être suivies de très très près.
Une des conditions que l'on retrouvera le plus souvent, signe des temps, est le diabète et/ou le diabète gestationnel. Dans les cas de «vrai» diabète, on dit que les risques suivants sont plus élevés : chez la mère : fausses-couches, prééclampsie, accouchements prématurés, polyhydramnios, infections; chez le bébé : hypoglycémie, hyperglycémie qui elle peut causer une macrosomie, anomalies congénitales, retard dans la maturation des poumons, et autres. Il sera donc important de bien surveiller le taux de glycémie de la mère, et celle-ci devra s'assurer de bien contrôler son diabète par la diète et l'injection d'insuline si nécessaire. (réf : Manual of high risk pregnancy and delivery, de Gilbert et Harmon.)
Dans le cas du diabète gestationnel, on fera aussi un suivi rapproché de la mère et de l'évolution du fœtus. Pourtant, d'après certains médecins, chercheurs et autres spécialistes en périnatalité, cette condition est vue comme étant un «diagnostic à la recherche d'une maladie». Si vous recevez ce diagnostic, je vous encourage fortement à chercher du côté des écrits du Dr Marsden Wagner ou de Henci Goer, qui questionnent justement l'existence de cette condition et des risques supposés s'y rattacher.
Une condition physique moins courante mais qui impressionne, c'est le cas des femmes qui ont un utérus qu'on appelle «bicorne». Dans ce cas, l'utérus peut vaguement être en forme de cœur, le haut de l'utérus étant semi-cloisonné présentant donc deux «cornes». L'utérus bicorne est une malformation congénitale de l'utérus, et peut aussi être accompagné à l'occasion par d'autres malformations de l'appareil reproducteur : col utérin double, cloison vaginale, double utérus ou entièrement cloisonné, etc.
Les risques associés à la présence d'un utérus bicorne, sont les fausses couches ou accouchements prématurés, hémorragies postpartums et mauvaises positions du bébé ne permettant pas un accouchement vaginal. Par contre, une femme ayant un utérus bicorne peut aussi bien mener sa grossesse à terme et accoucher vaginalement d'un bébé se présentant par la tête, comme l'une de mes clientes qui a réussi cet «exploit» deux fois!
Il est possible pour bien des femmes avec cette condition de subir une chirurgie pour diminuer ou éliminer complètement le cloisonnement, augmentant ainsi les chances de 88% de mener une grossesse normale. (réf : Holistic Midwifery Vol. 1, de Anne Frye)
L'hypertension gravidique est une hypertension artérielle (HTA) qui se présente chez la femme enceinte qui trouve son origine dans un trouble de la placentation. Quand l'HTA est combinée à la protéinurie, on parle de prééclampsie. LA HTA seule, est présente dans 10% des grossesses. La prééclampsie, de son côté, dans 3% des cas. (réf : Wikipedia) La prééclampsie est un trouble encore mal connu, mais on sait qu'elle est reliée au fonctionnement du foie et des reins. Les symptômes sont : protéines dans les urines, tension artérielle élevée, et œdème. Si elle n'est pas traitée, elle peut mener entre autres à un retard de croissance du fœtus, et, ce qu'on veut éviter le plus, à l'éclampsie qui est souvent mortelle pour la mère comme pour le fœtus. On tentera donc de contrôler la tension artérielle durant la grossesse chez les femmes qui semblent souffrir d'hypertension gravidique par le repos complet de la mère et/ou à l'aide de certains médicaments hypotenseurs. Souvent, on induira le travail de manière prématurée, l'accouchement restant le seul traitement contre la prééclampsie. (réf : Une naissance heureuse, d'Isabelle Brabant)
Il y a de cela quelques années, le Dr Thomas Brewer a publié des livres et articles qui font le lien entre les troubles tels l'HTA et l'alimentation. Je vous suggère de faire un peu de recherches parmi ses écrits, vous y trouverez de bons moyens de prévenir ces conditions, dont une diète qui porte le nom de ce médecin.www.drbrewerpregnancydiet.com/
Il est malheureux de constater qu'aujourd'hui, de plus en plus de femmes aboutissent en clinique GARE et parfois, pour des raisons qui nous obligent à nous questionner sur le bien-fondé de cette décision, telles que l'âge maternel, le dépassement de la date prévue de l'accouchement ou même à la limite, le diabète gestationnel. Les femmes qui sont suivies en GARE ont plus de risques de voir leur accouchement provoqué ou de subir une césarienne élective, avec tous les risques étant associés à ces deux interventions médicales. Je vous encourage fortement à vous questionner, à faire de la recherche autant du côté médical qu'alternatif, et de ne pas avoir peur de discuter de vos trouvailles avec votre médecin.
Recherche
Nous avons eu des problèmes techniques, soyez patient, tout redeviendra à la normal rapidement












