Février, mois de l'amour. Mois où les couples se déclarent leur amour. Mois où plusieurs d'entre eux prendront la décision très romantique: «Chéri, si on faisait un enfant?» et qui débutent cette nouvelle aventure par une nuit enflammée de «procréation».
Février. Mois où, alors que j'étais encore infertile et sans enfant, je recommençais les injections et la ronde de tests, prise de température, calins calculés et espoirs recyclés. Et l'amour, il est où, là-dedans?
Durant mes années d'infertilité, je me suis souvent fait dire (ou reprocher?) qu'un bébé, ça doit se faire dans l'amour (et en faisant l'amour). Comme si, parce que nos étreintes manquaient de spontanéité, elles étaient automatiquement dépourvues d'amour. Comme si, parce que nous avions recours à la procréation médicalement assistée, nous ne nous aimions soudainement plus. Comme si, l'un empêchait l'autre.
Pourtant, l'amour est derrière chaque geste qu'un couple infertile pose. L'amour qu'ils se portent l'un l'autre, mais aussi l'amour qu'ils ont en réserve pour ce petit être qu'ils tentent si vaillamment de concevoir. Ça prend une grosse dose d'amour pour traverser l'infertilité, car elle met à dure épreuve la solidité d'un couple à chaque cycle qui passe. Il faut être au même diapason, il faut avoir les mêmes rêves, les mêmes intentions et les mêmes limites. Il faut aller dans la même direction et constamment se le rappeler.
L'amour, il est dans chaque comprimé avalé, dans chaque petite note sur notre courbe de température, dans chaque larme, dans chaque espoir, dans chaque nouveau cycle. L'amour est ce qui nous pousse à subir les tests, à piler sur notre humilité et à faire tout en notre pouvoir pour avoir un enfant. L'amour, c'est ce qui nous permet de rester agrippés à notre rêve de famille. L'amour que nous portons à cet enfant pas encore né est l'essence même des couples infertiles.
Alors, que l'enfant soit conçu par une nuit mouvementée, à l'aide de la procréation médicalement assistée ou qu'il soit adopté, l'amour de ses parents ne se mesure pas par sa conception, mais par tout ce qui s'en suit.
Il faut de l'amour pour faire un enfant, c'est clair. Et il en faut du solide pour l'attendre longtemps, patiemment, sans baisser les bras. En ce mois de l'amour, chers couples infertiles, je vous en souhaite des tonnes: de l'amour solide, de l'amour rempli d'espoir et aussi, bien sûr, de l'amour enflammé!
Recherche
Nous avons eu des problèmes techniques, soyez patient, tout redeviendra à la normal rapidement













