Personne ne peut changer le passé, personne ne peut contrôler le futur. Pourtant, avez-vous remarqué qu’on peut perdre un temps fou à ressasser l’un ou à anticiper l’autre? Résultat : colère, tristesse, angoisse, peur… Rien de très réjouissant! Pourquoi ne pas tout simplement vivre sa vie AU PRÉSENT? En fait, quand on y pense vraiment, il n’existe RIEN D’AUTRE que le moment présent…
Dans la course folle de nos vies, plusieurs d’entre nous sommes davantage portées à faire plusieurs choses à la fois. Oui, c’est beau le multitasking, ça permet de gagner bien du temps. Mais il y a des moments dans la journée où ça fait du bien de ra-len-tir. Pour ce faire, tentez de compartimenter les aspects de votre vie pour que les uns n’interfèrent pas sur les autres. En d’autres termes, lorsqu’on donne le bain à ses enfants, on s’amuse avec eux et on leur donne du temps de qualité plutôt que de préparer mentalement sa réunion du lendemain. On ferme le compartiment « réunion de bureau » et on ouvre le compartiment « bain des enfants ». Ces précieuses étapes de leur vie ne reviendront pas! Aussi, lorsqu’on fait l’amour, on ne le fait pas à moitié, en planifiant les repas de la semaine! Bref, chaque chose en son temps.
En profitant ainsi de chaque minute de plaisirs tout simples, il reste bien moins de temps pour s’inquiéter de ce qui « pourrait arriver »… Aussi, il est important, pour la santé, de ne pas lire ou encore moins travailler en mangeant et idéalement dans les vingt minutes qui suivent. Et pour s’endormir le soir venu, quoi de mieux que de se concentrer sur une respiration profonde et de sentir son corps s’enfoncer dans le matelas, ce qui libère l’esprit et le prédispose à un sommeil plus réparateur.
En tant qu’adultes, pour la majorité d’entre nous, le côté cérébral et analytique (l’hémisphère gauche du cerveau) est sollicité de façon disproportionnée par rapport à son voisin de droite qui représente le côté plus artistique et intuitif. En effet, après une journée de travail éreintante, on se rassoit souvent devant l’ordinateur pour payer des comptes ou aider les enfants à faire leurs devoirs ou encore devant le téléviseur pour écouter les nouvelles ou des jeux télévisés… Même lorsqu’on joue à des jeux de société, notre tête est constamment sollicitée!
Pour mettre l’hémisphère gauche au repos de façon régulière, il est important de se trouver une activité qui nous ramène au corps. Par exemple, la danse, le yoga, le tai chi, le jardinage, cuisiner du pain maison… Cependant, si votre tête demeure trop active pendant ces activités (on compte les pas, les respirations, on coordonne les mouvements, on calcule les ingrédients, etc.), oups, c’est raté! Tentez d’aller encore plus loin dans l’évasion pour parvenir à décrocher réellement. Faire de la poterie, colorier des mandalas, improviser une danse sur de la musique zen ou des bruits de nature, voilà quelques idées qui pourraient vous inspirer… Certaines activités ne demandent aucune réflexion et libèrent le corps de ses tensions, presque comme une séance de méditation! C’est très salutaire, particulièrement pour les gens qui ont un travail plutôt intellectuel.
On peut aussi prendre le temps de s’arrêter afin de bien vivre le moment présent en famille, avec les enfants. Il s’agit alors d’utiliser des techniques plus visuelles ou concrètes, telles que :
- Bercer un ourson au son de la musique pendant 2 minutes
- S’étirer comme une girafe, un arbre, ou tenter de toucher les étoiles ou les nuages
- Inspirer profondément une fleur imaginaire ou des savons, puis expirer en soufflant sur une plume, très doucement avec le
nez ou la bouche
- Contracter les muscles avec une boule éponge et relâcher, etc.
La clé de ces « méditations actives » consiste donc à se centrer sur l’intérieur de soi, afin de profiter pleinement de chaque instant. Lorsqu’il s’agit de moments plaisants, ouvrez les valves et laissez entrer tout le positif au maximum! Comment? D’abord, en ayant tous vos sens en éveil. On est habituées de voir, mais pas nécessairement de contempler… Aussi, on peut humer ce que l’on sent, écouter ce que l’on entend, savourer ce que l’on goûte et caresser ce que l’on touche. Toutefois, si le moment est déplaisant, tentez d’y déceler un aspect positif et de vous accrocher à l’idée que le malheur est éphémère et qu’on apprend à mieux vivre à partir de chaque épreuve rencontrée.
Enfin, pour mieux profiter du présent, je vous invite à décréter qu’une fois par semaine (ou par mois), que ce soit pendant une journée ou une heure, on fait tout plus lentement. Manger, parler, respirer… on enlève nos montres et on laisse le temps couler sans se préoccuper des secondes qui passent. Ouf! Quel soulagement! Pendant ces périodes sur la pédale douce, vous verrez qu’il devient plus facile de promouvoir nos quatre sens sous-exploités : l’ouïe (belles musiques, bruits de fontaine, etc.), l’odorat (fleurs, mijotés, pâtisseries, etc.), le goût (chocolat noir, noix, fruits exotiques, vin, etc.) et le toucher (caresses, effleurements avec plumes, massages, etc.). Les yeux fermés, c’est encore mieux…
Bons moments présents chères lectrices!
Psychologue organisationnelle, spécialiste en conciliation travail-vie personnelle et consultante en gestion des talents













