Lorsque l’on devient parent, ou qu’on est en passe de le devenir, on voit arriver les paquets de cache-couches à la tonne! Cadeaux de shower, dons des amis, de la famille… Les revues de maternité et les livres de grossesse, et de puériculture, se font un devoir de nous rentrer dans le crâne qu’un cache-couche est l’élément essentiel de toute garde-robe infantile et qu’on ne peut vraiment sans passer sous aucun prétexte. Mais pourquoi?!
J’ai trois enfants. Les cache-couches font partie des cadeaux que j’ai le plus souvent reçu. Je crois même que pour le dernier, j’ai cessé de compter à seize. Honnêtement, même avec les plus beaux designs du monde, je trouve la chose horrible. Et, toujours aussi honnêtement, mes enfants n’ont pas eu la chance de porter souvent ces affreuses pièces de vêtement.
D’ailleurs, outre le fait d’ajouter une couche supplémentaire sur la peau pour protéger bébé du froid, ou pour l’aider à garder sa chaleur durant les premiers jours, le cache-couche est-il vraiment nécessaire? La réponse est oui. Et je l’ai découvert à mes dépens il y a à peine quelques semaines.
Avec le retour des beaux jours, et du temps plus chaud, j’ai eu la bonne idée de laisser mon petit dernier dormir en couche. Je l’avais déjà fait des centaines de fois avec les deux premiers, pourquoi ne pas le laisser, lui aussi, faire sa nuit le bedon à l’air?
C’est donc nu comme un ver que je l’ai trouvé un certain matin, dans sa couchette inondée de pipi. Heureusement, ce n’était que ça! Et quand on y pense, l’image était plutôt amusante : mon bébé tout sourire, debout dans son lit, les fesses à l’air et sentant l’Urine No. 5 (croyez-moi, ça ne ressemble pas à du Chanel). Nous avons bien rit, lui avons donné un bain ce matin là et n’en n’avons pas fait de cas, assumant qu’il s’agissait là d’un événement fortuit.
La nuit suivante, n’écoutant que mon envie irrationnelle d’aller embrasser mes enfants pendant qu’ils dorment, je fais donc ma tournée. Qu’ais-je découvert dans la chambre de bébé? Mon Li-Pou, les fesses au vent, ronflant allègrement. Monsieur coulait des heures de sommeil heureuses pendant que coulait sur ses draps tout ce qu’il avait ingurgité de liquide dans sa journée. Horreur!
Maintenant que je l’avais pris en flagrant délit de nudité nocturne, et en bonne mère que je suis, il fallait que je le sorte de là pour le changer ainsi que les draps. Horreur #2 : bébé n’a pas voulu se rendormir de si tôt…
Troisième nuit, il fait encore chaud. Cette fois, je décide de faire le guet. De l’embrasure de la porte, je le vois défaire les velcros de sa couche et la lancer par terre, l’air plutôt satisfait. Gros Chou n’a pas beaucoup apprécié que je lui remette sa couche. Mais je crois que ce qu’il a encore moins apprécié, c’est le Duck Tape qui empêchait dorénavant son petit popotin d’accéder à la liberté. Aux grands maux les grands remèdes!
Aujourd’hui, je suis allée magasiner des cache-couches. Sans blague, je me suis volontairement procuré de ces affreuses choses pour la première fois en onze ans de maternité! Je ne les trouve pas plus jolis qu’avant, mais je comprends maintenant l’importance du cache-couche. Décidément, on n’arrête pas le progrès!












