Être une maman ou ne pas l’être ? Voilà la question que toutes les femmes se posent, au moins une fois dans leur vie.
Oui, j’ai choisi d’être une maman, mais lorsque j’ai vu le + sur le test concluant de la pharmacie, je vous avoue qu’une frousse incontrôlable s’est emparée de moi. Un petit être venait de me choisir comme Maman. Ouah !
Maman, un mot si familier, si rassurant… Mais lorsqu’il s’adresse à moi, il devient tout à coup un devoir, une responsabilité.
Entre les nausées et les questions, je frémissais de ne pas être à la hauteur face à ce petit être ! J’appréhendais d’être incapable de l’aimer correctement, d’un amour véritable, sans être trop rigide, ni trop souple… Je souhaitais être sécurisante sans être trop possessive. Je craignais de me projeter dans cet enfant et de le pousser à lui faire réaliser mes rêves d’enfant à moi… Je redoutais de mal le guider, de lui faire reprendre inconsciemment le flambeau de mes blessures, car il paraît que l’exemple est le meilleur professeur.
Heureusement, j’ai eu neuf mois pour me préparer et me calmer. Puis, poupon est né!
En le prenant dans mes bras, j’ai ressenti la plus grande joie de ma vie! Et là, mes craintes se sont envolées. J’ai su que je saurais l’aimer et l’entourer de mes bras affectueux. Une petite voix me disait: " Fais de ton mieux! Donnes-toi la liberté d’être ce que tu es, avec tes qualités et tes défauts. Tu devras permettre cette même liberté à ton fils. S’accepter et accepter l’autre, c’est ca l’amour véritable…"
Mais cela s’avéra plus facile à dire qu’à faire. Cela m’a demandé une grande vigilance, pour mettre en application cette phrase anodine, car dans le tourbillon des émotions, notre éducation et nos blessures refont surface.
Pour m’aider, j’ai lu de belles grandes théories sur la manière de faire, que j’ai dû ajuster à ma personnalité et à celle de mon fils, par la méthode essais-erreurs. Mais ce qui m’a été d’un grand secours, c’est le judicieux conseil de ma grand-mère Yvonne, qui m’a dit : "Carole, lorsque tu seras au bout du rouleau, impatiente, frustrée, ne te prends pas au sérieux et rappelle-toi que tu as choisi d’être une maman et qu’avoir un enfant était le grand rêve de ta vie." Et depuis, à chaque fois que j’ai mis en pratique ce conseil, précédé d’une grande inspiration, j’ai été envahie par une grande paix intérieure. J’ai pu éviter ainsi d’envenimer bien des situations.
Oui, j’ai choisi d’être une maman, avec tout ce que cela comporte de remises en questions, d’ajustements, de culpabilisation et aussi, de bonheur. Cela m’a aidé à découvrir ce que je voulais vraiment dans ma vie et ce que j’étais prête à faire pour atteindre mes objectifs. Je pense que j’ai réussi à offrir à mon enfant le meilleur de moi et plein de petites touches d’amour à emmagasiner.
Je ne sais pas si mon fils porte encore en lui ces petites touches d’amour là, car j’ai appris à mes dépends, que nos enfants nous sont vraiment que prêtés. La vie avait un autre plan pour lui… La faucheuse l’a rappelé à elle, lors de ses 22 ans. Certes, ces moments ont été les plus difficiles à vivre, mais je ne regrette rien, j’ai tant de beaux et doux souvenirs à chérir… Et avec le jour de la fête des mères qui approche, je souhaiterais ardemment que Mini Fée existe vraiment! Que d’un seul coup de sa baguette magique, elle me propulse au ciel pour y voir mon fils. Juste le temps d’une petite jasette!!!
Malgré tout, je choisis encore d’être une maman. Une maman au cœur cicatrisé où coule une larme éternelle…
Mais l’aventure de la vie se poursuit et se transforme, provoquant des changements inattendus, comme l’ajout de précieux cadeaux! La vie m’a offert la chance de pouvoir choisir d’être une Mamie, grâce aux filles de mon chum. Quel plaisir j’ai à jouer avec mes petits enfants, les voir grandir et les chérir…
Bonne fête des Mamans !!!
Mamie tendresse













