Le mois de novembre est synonyme de grisaille, le ciel est gris. Les arbres sont dénudés de leurs feuilles multicolores et le froid frappe à nos portes. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir, je vous le concède! Et après un si bel été, juste à y penser, le blues de l’automne se fait sentir à nouveau.Cette année, j’aimerais trouver un moyen pour essayer de contrer la déprime de l’automne, diminuer ce sentiment de tristesse. Mais comment faire pour tenter de teinter ce cafard? Quelles nouvelles attitudes pourrais-je adopter pour mettre l’accent sur mon bien-être et en faire ma priorité?C’est vraisemblablement une question de choix me direz-vous! Et vous avez raison! Faire le choix, celui d’être bien à l’intérieur même si ce n’est pas toujours à notre goût à l’extérieur. Essayer de changer nos bonnes vieilles habitudes, si confortables, afin de briser la routine et respecter ce choix.Dernièrement, j’ai lu un livre qui traite de ce sujet, il est là placé sur ma table de chevet. J’y place toujours les livres qui m’apportent de bons feelings, je les laisse tout près pour les consulter régulièrement (surtout les nuits où les joies de la ménopause se font sentir!) et finir par en intégrer les concepts. Je le feuillette à nouveau. Il est écrit par Debby Ford et s’intitule Les bonnes questions. Dans la préface, on prétend que ce petit livre permet à une personne ordinaire de faire des choix extraordinaires - tout à fait de mise pour moi qui veux agir différemment et mettre de la couleur à ce fameux mois de novembre!-.Certains passages m’interpellent et m’aident à consolider mon idée. L’auteur souligne que la faculté de choisir est notre cadeau le plus précieux. En effet, chaque jour, nous devons effectuer une multitude de choix qui exercent une influence sur la trajectoire de nos vies. Il devient donc essentiel d’augmenter la qualité de nos décisions et choisir en fonction de nos désirs et de nos valeurs.Nous devons prendre conscience du fait que notre situation actuelle dépend de nos choix antérieurs. Il faut parfois lâcher le pilote automatique et faire des choix conscients qui respectent notre objectif et reflètent notre personnalité. Puisque nous nous aimons, pourquoi faire des choix qui nous éloignent de notre but? Il faut se demander si le choix que nous effectuons est dans notre intérêt ou si on le fait pour faire plaisir aux autres. Par exemple à un enfant qui ne veut pas faire ses devoirs, on peut lui demander : est-ce que tu veux aller au collège et être instruit? Est-ce qu’en faisant tes devoirs tu te rapproches de ton objectif? Ainsi, l’enfant fait ses devoirs pour lui, pour atteindre son but et il devient alors beaucoup plus motivé. Mme Ford conclut en disant : « lorsque notre vie nous passionne, notre enthousiasme nous éveille le matin et nous avons la motivation et l’énergie dont nous avons besoin pour foncer ».Ben, voyons qu'est-ce qui me prend? Je suis en train de vous faire la lecture à haute voix!Qui sait, ces mots pourraient aider une maman parfaite à l’affût d’informations et qui n’a pas toujours le temps de s’arrêter à adoucir, elle aussi, son mois de novembre, comme un cadeau anti-déprime, un supplément vitaminé! Après réflexion, je me lance, je décide de mettre en pratique ces quelques conseils. J’essaie de voir avec mes qualités et mes possibilités, quel comportement adopter pour y arriver. Je commence par une introspection sur ce que j’aime et je me rends contre que mon rôle de Mamie me permet d’ouvrir mon cœur d’enfant lorsque je m’amuse avec les filles et cela me donne toujours une hausse d’énergie.Alors, pourquoi ne pas tenter de maximiser cet effet en regardant par la fenêtre d’une façon différente. Je mets mes lunettes d’enfant comme lorsque j’ai la chance de jouer avec les filles, celles qui, tout simplement, laissent l’émerveillement s’élever en moi, le sentir tout au fond de mon cœur.Je l’essaie… c’est presque magique! Je perçois une petite parcelle du soleil pointer à l’horizon, un arc-en-ciel se dessiner lentement dans le ciel et mon cœur s’animer de joie. J’ai soudain envie de relire un vieux Tintin que je gardais précieusement dans mon coin du garde-robe, de me balader sous la pluie avec de bons vêtements douillets, de danser comme une princesse, de faire un gros câlin à mon chum, de m’acheter un nouveau chandail, de me faire livrer des fleurs ou de manger une bonne grosse pâtisserie… Vous voyez ce que je veux dire, tous ces petits plaisirs sont simples et très stimulants et chacun de nous peut y trouver son bonheur quotidien.C’est décidé, pour ce novembre 2007, je fais le choix de vivre avec un petit soleil dans mon cœur. J’ose m’offrir quelques douceurs pour finalement réussir à contrer la déprime de novembre! Et vous chères lectrices?Pour faire du renforcement positif, je vous laisse sur ces paroles du Dalaï-lama (tant qu’à vous faire de la lecture) qui devraient compléter l’idée des bienfaits du bien-être intérieur.« Si l’on observe les différentes sensations physiques ou mentales de plaisir et de souffrance, on constate que tout ce qui se déroule dans l’esprit a davantage de force. Si l’on est inquiet ou déprimé, on prête à peine attention au cadre extérieur le plus magnifique. À l’inverse, quand on se sent profondément heureux, on fait aisément face aux situations les plus difficiles ». Toute la pluie tombe sur moi…
Mamie d'amour













