Quand on m’a offert de devenir chroniqueuse pour Mères & Cie, j’étais comme une enfant devant un mur rempli de glaces à la gomme balloune… ou au chocolat… ou à la pistache, c’est selon vos goûts! J’étais TRÈS excitée à l’idée de me dévoiler, de montrer un côté de moi que je laisse plutôt sous la couverture.
Voyez-vous, je suis journaliste. En fait, je suis aussi animatrice, coordonnatrice, j’œuvre dans le domaine des communications depuis plus de 10 ans et bref, j’ai été et je suis d’abord et avant tout journaliste. Donc l’écriture au « JE » me terrorisais un peu. Elle me terrorise encore d’ailleurs.
J’ai toujours pu me cacher derrière des faits, des propos recueillis ou des recherches. Ici, ce qu’on me demande, c’est d’ouvrir mon coffre secret, là où j’entasse mes moins bons coups, mes idées farfelues, mes pensées de mère indigne… Aaaah! Et puis, pourquoi pas? Je me lance!
Jour 1: page blanche.
Jour 2: re-page blanche.
Jour 3: re-re-page blanche et stress; je dois pondre ma chronique!
Jour 4 (ça, c’est aujourd’hui): Je me lance pour vrai! Je retire tout ce qui me couvre : vêtements, gêne, orgueil (et Dieu sait que j’en ai!), tabous et j’en passe. Quand on met cartes sur table en partant, il me semble que c’est mieux, non? Alors voilà.
J’ai accepté le défi de Mères & Cie parce que j’ai besoin de vider ma tête de maman de temps en temps. Parce que la maternité est venue à moi alors que je n’en avais aucune notion. Je croyais être une maman née… Eh bien, non! Je suis tombée de ma chaise quand mon fils est venu au monde. J’ai même failli toucher le fond du baril comme on dit… Heureusement, mon entourage était là pour aider le p’tit doigt à rester accroché.
Les mamans autour de moi semblaient tellement habiles dans leurs tâches quotidiennes! Pour moi, ce n’était pas inné, pas normal. La vie étant bien faite quand même, j’ai appris et j’ai aimé ce petit être sorti de moi et dont je ne connaissais absolument rien à part son nom (c’est quand même moi qui lui ai donné!). J’ai tellement bien appris et aimé, que j’ai eu ma deuxième petite merveille à peine 16 mois plus tard. Pas de temps à perdre, j’avais 33 ans et je savais au plus profond de moi que si j’avais attendu trop longtemps, j’aurais peut-être changé d’avis. Et quelle gaffe ça aurait été! En l’espace de deux ans, me voilà donc maman de Mathis - deux ans et quatre mois, et Julia – presque un an.
Ma vie est « Rock’n Roll », ça je vous le confirme! Heureusement, papa est très « 2011 ». Il change les couches, s’occupe de ses amours et permet à maman de dormir au sous-sol de temps en temps et de sortir souper au centre-ville avec ses amies. Désolée les filles, il n’est plus disponible!
Donc me voilà en train d’écrire (finalement!) ma première chronique. Oui je suis maman, mais je suis également et surtout femme. J’ai une carrière à laquelle je tiens mordicus. Pas de travail = pas d’équilibre pour moi. Certaines me regardent de façon étrange et c’est correct! J’accepte maintenant ce regard. Pour être une bonne maman, j’ai découvert qu’il fallait que je me réalise à l’extérieur de mon « lavage-repassage-vadrouillage-faisage de repas-et-tralala ». Je suis comme ça.
Oui, je préfère parfois sortir prendre un verre ou aller magasiner plutôt que de jouer aux blocs avec mes enfants. Et oui, je fais garder les petits certains jours où je ne travaille pas parce que j’ai envie d’être seule avec moi-même… Je suis de la catégorie mère indigne, puis après? Mais surtout, je suis mère; et ce titre, personne ne pourra jamais me le retirer.
Voilà, j’arrive aux dernières phrases de ce premier billet. Mon Dieu, j’ai écrit ça toute seule! Et vous savez quoi? Je recommencerai. Et ça risque d'être intéressant de vous raconter mes déboires (!), euh... plutôt mes pé-ri-pé-ties de mère... et cie!!!










