Cet article traitant des enfants doués, écrit par la psychologue Nadia Gagnier dans Le Soleil m’interpelle particulièrement car bien que je ne considère pas ma fille comme une surdouée, je sens qu’elle apprend rapidement et qu’elle tend parfois à se démotiver d’avoir à réviser des notions qu’elle a déjà saisies. En fait, elle comprend très vite, elle est très curieuse, elle s’intéresse à des sujets qui ne sont pas toujours de son âge, elle a une imagination fertile et un bel esprit critique face à elle-même et aux autres.
En poursuivant mes lectures, j’ai appris que les enfants précoces avaient ces mêmes particularités. Ce qui m’inquiète, c’est que ma fille finisse par manquer d’intérêt pour l’école. Comme le mentionne l’article, on entend beaucoup parler des interventions et des programmes pour les élèves en difficulté d’apprentissage mais rarement des difficultés que peuvent vivre des élèves doués. Car même si ils réussissent bien à l’école, leur apprentissage ne se fait pas de la même façon que celui des autres. Dans le cas des élèves en difficulté, le rythme d’enseignement est trop rapide alors qu’il est trop lent pour les enfants qui apprennent vite. On lit également dans l’article qu’il faut prendre des mesures afin d’adapter l’école à la façon d’apprendre de ces deux types d’élèves si on souhaite qu’ils restent motivés à poursuivre leur cheminement scolaire et à faire des efforts.
Plutôt que d’opter pour l’enrichissement vertical qui permet de terminer sa scolarisation plus tôt en faisant, entre autres, un saut de classe ou deux années en une, on suggère l’enrichissement horizontal. Celui-ci permet à l’enfant de faire sa scolarisation au même rythme que les autres, mais il apprend davantage de choses dans une même année que ce soit par un programme sport-études, musique-études ou un programme d’immersion dans une langue seconde. Évidemment, avant de faire un choix, il importe d’évaluer les capacités cognitives, motrices et sociales de l’enfant. Je crois aussi qu’il est important de discuter avec l’enfant pour avoir son point de vue.
Pour ma part, je ne sais pas encore quelle sera la meilleure approche à adopter avec ma fille, mais je sais qu’elle est très heureuse dans son milieu scolaire actuel. Je suis très consciente qu’un enfant précoce n’est pas forcément un enfant qui sait tout, ni un génie. Il est simplement plus curieux et il apprend plus vite que les autres de son âge. En tant que parent, je pense que je dois aider ma fille à évoluer avec cette différence.
Pour plus de renseignements, quelques ouvrages de référence traitant du sujet :
- Mon enfant est-il précoce?, Jean-Marc Louis, Intereditions
- Le livre de l’enfant doué, Arielle Adda, Éd. Solar
- Enseigner aux enfants doués en classe régulière, S. Winebrenner, Éd. Chenelière
- L’épanouissement de l’enfant doué, Sophie Côté et Dr. Ladislas Kiss, Éd. Albin Michel












