Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école? Je sais, je sais… c’est un supposé sacré Charlemagne! Jamais rencontré par contre.
Pas que je lui en veuille personnellement, parce que je considère l’école comme VRAIMENT importante, mais c’est plutôt tout ce qui gravite autour de la fameuse rentrée scolaire qui me fait pousser des ulcères.
C’est-tu assez compliqué, rien qu’un peu? ! Tout d’abord, les professeurs remettent la feuille des effets scolaires à la fin de l’année pour l’année suivante. C’est long en titi deux mois pour une pauvre petite feuille. Elle a tout le temps voulu pour se perdre ou encore se décomposer si une belle banane l’accompagnait dans le sac le jour de la remise et que fiston, trop excité par les vacances, le garoche dans le fond de la garde-robe pour l’été.
Heureusement, des commerçants ont compris l’affaire : ils tiennent un cartable de feuilles à 100 piastres de toutes les écoles et de toutes les années pour les mères perdues dans mon genre. Merci Monsieur Papeterie! Bon, je ne vous parlerai pas de vos prix par contre…
Cependant, une fois qu’on a la Oh! Sainte Feuille, c’est pas tout. Eh non! On doit trouver le stylo no.87643-A bleu et le petit cahier d’écriture 72 pages, 23.2 x 18.1 cm, interlignes pointillées et avec une moitié blanche. Et ce, parmi 12 mille 12 mères à bout dans des rangées bondées et qui tentent de gérer la crise de la boîte à lunch qui doit, hors de tout doute, « fitter » avec le sac de petites vaches mauves ! Y’en aura a pas de facile, on le sait dès qu’on met le pied dans le magasin.
Encore une fois, mon cher Monsieur Papeterie a compris le désarroi des mères-qui-ont-pas-de-temps-à-gaspiller dans mon genre et offre maintenant le service d’un petit commis qui vous pique votre sainteté-la-feuille et qui magasine avec vous. Le bonheur! Juste à suivre à la trace le petit commis qui connaît son affaire et en quelques minutes, le tour est joué. Je le répète, LE BONHEUR ! Malheureusement, Monsieur Papeterie ne fournit pas le petit commis pour identifier tous les articles un par un, y compris la boîte de 60 Prismacolor.
Non mais avouez que ce n’est pas une mince tâche d’écrire sur des crayons ! Et que dire de l’aiguisage de ceux-ci ? On se fait pogner rien qu’une fois à acheter un paquet de crayons de couleurs pas aiguisés, n’est-ce pas ? Je ne sais pas pourquoi, mais quand on aiguise, y’a toujours le bout de la mine qui part et qui reste pris dans le petit aiguisoir. Quand on fini par la déloger, plus souvent qu’autrement elle se retrouve quelque part où on ne la voit pas, jusqu’au jour où une belle trace de six pouces apparaît sur notre beau plancher… frais ciré !
Bon, je chiale de même là, parce que c’est très thérapeutique, mais vous savez quoi? J’ai toujours pris un plaisir fou à identifier les gus-gus scolaires de mon grand. J’avais mon truc avec mon fils (qui se nomme Ioan, en passant). J’écrivais que le prénom et au lieu du O, je mettais un ti-collant smiley jaune. Pas de danger de mélange. Je lui ai fait ça pendant ses six années du primaire. C’est pas mêlant, juste à moi, j’ai probablement fais gonfler du double le chiffre d’affaires du bonhomme sourire!
Pour en rajouter, parce que je suis une mère sans demi-mesures, je lui collais même des photos sur tous ses duo-tangs. Bon, il est passé des dragons aux Pokémons, pour finir avec des joueurs de hockey, mais il adorait ça ! J’allais même jusqu’à lui écrire des petits mots doux à l’endos, du genre : « Tu es le meilleur petit garçon du monde »… Juste la boîte à lunch qui avait un message un peu plus directif : « Mange toutes tes croûtes si tu veux devenir grand ! »
Avouez que c’est pas pire pour une chialeuse, hein !!!










