Vous venez de prendre votre fils la main dans le sac de bonbons d’Halloween alors que vous lui aviez interdit. Julien continue de nier et de dire que ce n’est pas lui qui a pris les bonbons.
Notre perception du mensonge est souvent négative et associée à la tromperie, la manipulation et la rupture de la confiance. Voilà pourquoi, quand le vilain MENSONGE franchit la porte de notre demeure par la bouche de votre petit dernier, la situation nous dérange au plus haut point! Heureusement que le nez de vos petits ne s’allonge pas comme celui de Pinocchio, car en bas âge, le mensonge est fréquent.
Il est donc important de revenir sur cette situation et de la voir à travers les yeux de l’enfant, pour y voir plus clair… Il faut d’abord connaître les raisons qui motivent l’enfant à recourir au mensonge:
• Le besoin d’attention : l’enfant comprend vite qu’en « arrangeant » la réalité, il peut attirer l’attention sur lui. Même si l’attention portée à l’enfant qui ment est négative, l’enfant obtient l’attention tant convoitée.
• Le besoin d’être reconnu : comme il est en plein apprentissage de la différence, il peut parfois être tenté de modifier la réalité pour se distinguer des autres (ex. : « moi je suis plus fort, l’autre jour j’ai levé la voiture de mon père »).
• Le besoin de sécurité : devant une situation considérée comme menaçante l’enfant peut mentir pour se protéger du danger.
• Le besoin d’amour : l’enfant peut inventer une histoire ou omettre de dire la vérité pour conserver l’amour de ses proches (ex. : « j’étais assis sur mon lit, quand le vent à fait tomber ta bouteille de parfum maman»).
• Le besoin d’arriver à ses fins : l’enfant qui utilise le mensonge comme principal moyen pour obtenir ce qu’il veut.
L’enfant de moins de 7 ans distingue difficilement le bien du mal et le réel de l’imaginaire. Bien qu’il réponde à un besoin, le mensonge est souvent en lien avec sa perception de la réalité plutôt que la réalité de l’adulte. Il doit donc apprendre, à dire « la vérité » avec votre aide et en vivant des conséquences agréables lorsqu’il le fait. Vous pouvez l’aider à faire la différence entre le désir et la réalité. Aidez-le à faire des liens entre vérité et confiance. Enfin, donnez-lui l’exemple. N’oubliez pas que vous êtes l’acteur le plus important auprès de votre enfant, donc prêchez par l’exemple. Si son nez prend des proportions démesurées et que cela vous inquiète, n’hésitez pas à consulter.
Andréanne et Anick, psychoéducatrices,
Déclic (Zone Parents)














