De l’avis de plusieurs, il est le meilleur quart-arrière de la riche histoire des Alouettes. Mais Anthony Calvillo a beau pratiquer son sport avec passion, rien n’est plus important à ses yeux que son rôle de père.
«C’est clairement le premier élément sur ma liste de priorité, explique le footballeur de 38 ans. Quand nous nous sommes mariés, Alexia et moi, il était clair que nous voulions des enfants. Avoir des enfants, selon moi, c’est l’aboutissement de l’amour entre deux personnes. Avoir des enfants, c’est ce qu’il y a de plus beau, de plus merveilleux...»
Bien sûr — et Anthony ne le cachera pas —, il n’est pas toujours facile de concilier la vie d’athlète professionnel et celle d’homme de famille. Il y a les entraînements, les matches, les voyages et toutes ces obligations reliées à la vie de professionnel du sport.
«Mettre de la nourriture sur la table de ma famille fait partie de mes responsabilités de père et ça, mes enfants le comprennent. Mes filles (Athena, six ans, et Olivia, trois ans) savent que papa doit travailler, mais elles savent aussi que, aussitôt que je quitte le stade, je rentre à la maison afin de les retrouver. Et quand je suis en congé, je leur consacre 100% de mon temps. Être disponible pour ses enfants, c’est important. D’ailleurs, je peux vous dire que mon score au golf en a pris pour son rhume depuis que je suis père!»
Chez les Calvillo, les valeurs sont importantes. Et la première valeur qu’Anthony et Alexia veulent transmettre à leurs enfants, c’est celle de l’amour.
«Il se donne beaucoup d’amour chez nous. On se colle, on se fait des câlins, on aime se montrer qu’on s’aime. Les journalistes trouvent que je suis froid, mais ils ne m’ont jamais vu à la maison. Pour le reste, ma femme et moi tentons d’inculquer les valeurs d’honnêteté à Athena et à Olivia et nous essayons de leur apprendre à faire la différence entre le bien et le mal.»
Les petites Athena et Olivia ont d’ailleurs tôt fait d’être mises en contact avec la vraie vie. Après leur maman, qui a combattu un cancer il y a quelques années, ça a été au tour de leur papa, au cours de l’hiver, de combattre une tumeur de la glande thyroïde.
«On a parlé aux enfants, on leur a expliqué clairement, dans des mots simples, ce qui se passait avec papa, raconte celui qui a remporté trois coupes Grey. Quand elles ont vu la cicatrice à mon cou, elles ont eu peur. On a jasé, on a parlé du bobo à papa. Ça a bien été. Les enfants sont intelligents et il faut leur faire confiance...»
Anthony Calvillo ne prétend pas être un père parfait. «Je fais des erreurs à tous les jours», dit-il, humblement. Mais il a tout de même une bonne idée de ce qu’il faut pour être un bon papa.
«Il faut être là, il faut être le plus disponible possible. Aussi, il faut être à l’écoute de ses enfants, il faut être capable de saisir les messages qu’ils nous envoient. Et surtout, il faut les aimer. Les aimer très fort.»
Michel Tassé est journaliste au quotidien La Voix de l’Est de Granby.
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