Finis ton assiette sinon tu n'auras pas de dessert! Une bouchée pour maman, une autre pour papa... Mange aussi tes légumes! Est-ce que ces expressions vous sont familières? Comme maman, on s'inquiète de l'alimentation de ses enfants. Nous voulons qu'ils grandissent bien, qu'ils ne souffrent pas d‘obésité ou qu'ils ne développent pas d'anorexie, de boulimie, etc. Mais quel rôle exact le parent devrait-il jouer dans l'alimentation de ses enfants? La ligne dure, le laisser-aller, la négociation,...?
Voici une stratégie pour réduire les tensions et retrouver du plaisir à bien manger en famille. Ellyn Satter, une psychothérapeute et diététiste américaine, nous propose le principe du partage des responsabilités :
Qui s'occupe du QUOI, du QUAND, du OÙ et du COMBIEN. L'enfant ou l'adulte?
Pour les nouveau-nés, les parents sont responsables seulement du QUOI, les nouveau-nés s'occupent du reste. Souvenez-vous des promenades avec votre poupon et des cris de faim qui n'étaient pas prévus à l'horaire dans un endroit tout à fait inapproprié. Tout ce que vous aviez à choisir était : lait maternel ou préparation lactée pour nourrisson.
Vers l'âge de 6 mois, qui est une période de transition, les responsabilités sont aussi en transition. À partir de l'âge d'environ un an, les parents sont maintenant responsables du QUOI, du QUAND et du OÙ. L'enfant est responsable duCOMBIEN. J'entends déjà les mamans dire : « Oui, mais il ne mange aucun légume au repas et quand arrive le dessert, il mange le yogourt et les biscuits! » C'est à ce moment que vous entrez en jeu avec le QUOI, le QUAND et le OÙ.
Solution : J'offre des aliments nutritifs et variés ou, à l'inverse, je n'offre pas d'aliments vides en vitamines, minéraux et énergie qui pourraient prendre la place des aliments de qualité. Quand je bâtis le menu de la journée ou de la semaine, je m'assure qu'il y ait une variété d'aliments dans tous les groupes alimentaires. De cette façon, même si mon enfant refuse certains aliments à un ou plusieurs repas, la variété des aliments à travers la semaine augmente ses chances qu'il aime et mange au moins un aliment dans le groupe d'aliments qu'il dédaigne habituellement. Ainsi, en mangeant un peu de tout à travers le temps, ses besoins nutritionnels seront comblés.
Par exemple, si mon enfant n'aime pas le potage à la courge que je lui ai offert au dîner, je peux lui offrir en collation l'après-midi, une garniture pour tortillas à base de carottes râpées et de fromage à la crème. De cette façon, je viens de récupérer la situation. Si mon enfant refuse les carottes râpées en collation, je peux lui offrir des morceaux de mangue au dessert du souper. C'est un autre moyen de récupérer la situation. Et s'il refuse encore, je me reprends le lendemain avec d'autres légumes et d'autres fruits. Je ne dois pas m'inquiéter outre mesure surtout si mon enfant accepte un légume de temps en temps et qu'il mange également des fruits. Mon enfant est vraiment à risque de carence nutritionnelle s'il refuse catégoriquement tous les aliments provenant d'un des 4 groupes du Guide alimentaire canadien. À ce moment, je n'hésiterais pas à consulter une diététiste ou une pédiatre pour trouver des solutions spécifiques à notre situation.
Voici donc la prière des parents qui ont des enfants qui refusent tout.
Je continue de choisir le menu.
J'offre un peu de tout, des aliments connus et moins connus dans le même mets ou le même repas.
J'offre des aliments aimés et moins aimés. Je ne sers pas toujours des carottes même si mon enfant aime seulement ce légume.
J'offre ce qui a été décidé au menu, pas autre chose. Plus il sera exposé à divers aliments, plus l'enfant se familiarisera avec eux.
Je lui offre des aliments et s'il n'en mange pas, c'est son choix. Je suis responsable du QUOI et il est responsable duCOMBIEN. On a tous nos goûts et nos préférences.
J'établis l'horaire des repas et des collations. De cette façon, mon enfant aura faim au bon moment. Tout le monde sentira ses signaux internes de faim et de satiété.
J'accepte que mon enfant ne mange pas tout ce que je lui sers. Cela veut dire que je lui offre toujours une variété d'aliments, même s'il ne les aime pas, mais je ne le force pas à les manger.
Je donne l'exemple. Si j'apprécie moins un aliment, je montre à mon enfant que je goûte malgré tout.
J'offre des collations et des desserts à base d'aliments variés et nutritifs pour aider à combler les besoins nutritionnels.
Je me concentre sur le plaisir d'être ensemble plutôt que sur l'assiette de mon enfant.
Ainsi, je diminue la tension à l'heure des repas et je développe de bonnes habitudes alimentaires pour moi et pour ma famille.
Retrouvez le plaisir de bien manger en famille!













