Ah, le sujet houleux des finances! Quel couple n’a pas connu de désaccords au sujet de l’argent? L’argent, toujours l’argent! Il dépense trop, elle pas assez. « Tu gagnes moins, je gagne plus ». Les occasions de frictions sont vraiment fréquentes lorsque l’on parle de finances.
Lorsque je me présente chez des clients, une des questions qui revient régulièrement est le partage des dépenses. Comment procéder avec les dépenses lorsqu’un enfant fait son entrée dans notre vie? Pour plusieurs, il s’agit d’un sujet difficile et complexe.
Dépenses et revenus : comment s’en sortir
Comment devriez-vous partager vos revenus et vos dépenses? Pour répondre à cette question, plusieurs éléments sont à évaluer. Habituellement, il faut prendre en considération trois facteurs :
1) le patrimoine avant le début de la relation de couple ou encore, la fondation de la famille;
2) les salaires respectifs des deux conjoints;
3) les habitudes de dépenses.
Voici donc quelques méthodes de partage des dépenses qui semblent avoir fait leurs preuves!
Tout dans la même cagnotte : Un couple qui avait à peu près les mêmes actifs avant de se connaître, qui gagne à peu près le même salaire et qui s’entend bien sur ses dépenses respectives va probablement priser la méthode de « tout dans la même cagnotte ». Ainsi, tous les revenus entrent dans un compte conjoint et le budget se discute en famille. Pour certains, cette méthode est la plus simple. Lorsque l’un des deux partenaires décide de rester à la maison, c’est souvent vers cette option que l’on se tourne. L’élément clé de cette méthode : la transparence et la communication. Il faut être clair sur ce que vont être nos dépenses, ne pas avoir peur de discuter honnêtement et d’aborder la question lorsque nous sommes en désaccord avec certains choix financiers de notre partenaire.
Un partage des dépenses familiales moitié/moitié : Cette méthode est assez simple à gérer. Les dépenses familiales sont additionnées à la fin du mois et l’on paie moitié/moitié, peu importe le salaire gagné. Quoique simple à calculer, cette méthode peut être considérée comme étant inéquitable, surtout lorsqu’il existe de grandes différences dans les revenus respectifs des conjoints. Il serait difficile de partager les dépenses en deux si, pour un salaire familial de 150 000 $, Madame ne gagnait que 20 000 $.
Un partage des dépenses familiales au prorata : Avec cette méthode très prisée, les dépenses familiales sont réparties selon le salaire de chacun. Comment faire le calcul? Voici un exemple : Monsieur gagne 40 000 $ par année, Madame 60 000 $. La formule magique se calcule comme suit :
Salaire de Monsieur, divisé par la somme des deux salaires est égal au pourcentage que celui-ci devrait payer.
Monsieur : 40 000 / (40 000 + 60 000) = 40 %
Madame : 60 000 / (40 000 + 60 000) = 60 %
Si, par exemple, la facture d'épicerie s’élève à 100 $, Monsieur devrait en défrayer 40 $ et Madame, 60 $.
Des négociations sur le qui paie quoi : Une autre façon de procéder est de déterminer à l’avance qui paie quoi. Par exemple, Monsieur paie la mensualité de la voiture, Madame la garderie. De cette façon, une liste des dépenses familiales est faite et les factures sont attribuées à l’un ou à l’autre des conjoints. Cette méthode nécessite parfois des réajustements en cours de route, surtout si les paiements de l’un augmentent dramatiquement. Par exemple, lorsque les paiements relatifs à la voiture auront tous été effectués, un réajustement quant à la répartition des factures serait nécessaire.
Choisir une méthode qui nous convient
Peu importe la méthode prisée, il importe de discuter au préalable de la façon dont nous voulons gérer nos finances familiales. Lorsque l’on convient d’une méthode, il est nécessaire de faire une évaluation, quelques mois plus tard, afin de s’assurer que tout fonctionne comme prévu et de s’ajuster, s’il y a lieu.
Quelle méthode prioriser? Malheureusement, il n’existe pas de réponse magique, car pour chaque couple, la situation est différente. L’idéal est de trouver une façon de faire qui convient aux deux conjoints et qui permet de maintenir l’harmonie dans le nid familial.
Caroline Lalande













