S’il y a une chose qui me fascine (et qui m’effraie), c’est la vitesse à laquelle ma paie s’envole et ce, dès son atterrissage dans mon compte bancaire. J’ai à peine le temps d’admirer le montant que mon solde amorce déjà sa descente…
Il y a des mois où je me dis que je n’y arriverai tout simplement pas. Oui, j’arrive à payer l’Hydro, l’hypothèque, l’épicerie, la garderie et la voiture. Mais voyez-vous, j’ai de beaux projets. Je rêve d’envoyer mes enfants à l’université, de m’offrir une nouvelle voiture aussi. Je rêve de la douceur du sable de Cuba et de partir à l’aventure pour découvrir d’autres pays. Je rêve. Et comme je suis une personne très entêtée, je refuse de rêver en vain.
Alors il y a trois ans, j’ai décidé d’adhérer à la stratégie des petits pas. Ou comme mon chum aime bien l’appeler : la stratégie de l’écureuil!
L’idée est assez simple : j’ai commencé par mettre un montant minimum (par exemple, 25 $) dans mes REER. Le 25 $ s’est intégré, sans trop de difficulté, à mon budget mensuel. Si bien qu’après trois mois, je n’y pensais même plus! J’ai donc ajouté un autre 25 $ dans un REEE pour les enfants cette fois.
À chaque fois que mon budget mensuel absorbe bien le 25 $ et que je vois que j’ai un peu d’excédent en fin de mois, j’ajoute un autre 25 $. Oui, c’est une stratégie à long terme. Oui, le tout prend du temps. Mais c’est pour cela que je l’appelle la stratégie des petits pas. Rome ne s’est pas bâti en un jour! Mes économies non plus.
À la fin de l’année, si je profite d’un remboursement d’impôt ou si j’ai un peu de sous de plus dans mon compte, j’envoie un montant supplémentaire dans un de mes comptes.
Mon chum appelle ça la stratégie de l’écureuil, car comme le sympathique mammifère rongeur, je cache des petites noix un peu partout, selon mes récoltes. Mais au fond, peu importe son appellation, l’important c’est que cette stratégie a porté fruit. Trois ans après l’avoir mise en application, j’ai accumulé un montant considérable pour les études des garçons, j’ai bonifié le montant de mes REER et nous avons assez d’argent de côté pour nous payer (très prochainement) un voyage dans le sud… tous les cinq!
Il reste encore beaucoup de noix à cacher pour que l’écureuil puisse prendre sa retraite. Mais vous savez, je suis plus près du but que je ne l’étais il y a de cela quelques années à peine. Comme quoi il ne suffit que d’élaborer une stratégie, si simple soit-elle, pour arriver à nos fins!
Caroline Lalande













